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Devine, qui papillonne au jardin ?


Le citron
Photo Georges Verhulst

La petite tortue
Photo Georges Verhulst

Devine, qui papillonne au jardin ?
Dès le début du printemps et jusqu’à l’automne, les papillons font partie de ces plaisirs rencontrés au jardin. Mais, connaissez- vous bien ces sympathiques visiteurs ?

Pour sa 4ème édition, Natagora vous invite dès le week-end des 31 juillet et 1er août 2010 et pendant tout le mois, à participer à l’opération «Devine, qui papillonne au jardin ?» en comptant et en identifiant les papillons de votre jardin. Ce recensement des papillons des jardins a pour but, comme pour le grand recensement des oiseaux du mois de février, d'étudier l'évolution dans le temps des populations d'espèces particulièrement sensibles à la dégradation de l'environnement.

Participer c’est non seulement l’occasion de s’émerveiller en observant les différentes espèces de papillons qui visitent les fleurs du jardin mais aussi de contribuer à leur étude.

Le dépliant de participation à l’opération dans lequel sont illustrés les principaux papillons de nos jardins est disponible chez Natagora et téléchargeable sur www.papillonsaujardin.be

Pour plus d'informations sur l'opération "Devine qui papillonne au jardin ?"

 


Des apparitions étalées dans le temps...
Les papillons sont des insectes à métamorphoses complètes : leur cycle de vie passe par 4 stades bien distincts : œuf, la chenille, la chrysalide et l’adulte (imago).
Suivant l’espèce et les conditions climatiques, la durée des différents stades, l’époque de l’année où ceux-ci se déroulent et le nombre de générations annuelles varient fortement. Selon le stade sous lequel l’insecte passe l’hiver, 5 grands types de cycles peuvent être observés.
Les premiers papillons à apparaître dès la fin de l’hiver sont ceux qui ont passé la mauvaise saison à l’état adulte : la petite tortue, le Robert-le-diable, le paon du jour et le citron.
Ensuite, tout au long du printemps, les chrysalides qui ont survécu aux conditions hivernales vont permettre l’émergence de l’aurore, des piérides (de la rave, du navet et du chou), de la carte géographique, du tircis et du machaon. En dehors de l’azuré des parcs qui vole déjà début avril, il faudra attendre la fin de ce mois pour admirer les espèces qui ont vaincu les rigueurs de l’hiver au stade larvaire (chenille): le cuivré commun, la mégère/satyre, le procris et l’azuré commun. Ce n’est qu’à partir de juin que les autres papillons ayant opté pour cette stratégie seront visibles : la sylvaine, le tristan, le myrtil, l’amaryllis, le grand mars changeant, l’hespérie du dactyle et la bande noire. Enfin, seuls les 3 théclas (du chêne, de l’orme et du bouleau) ont confié à leurs oeufs le soin d’affronter la morte saison et n’apparaissent qu’à partir de la mi-juin.
Un 5e type de cycle comprend 4 espèces qui migrent au printemps dans nos régions, s’y reproduisent mais survivent difficilement à nos hivers : le souci et le soufré, rares à assez rares, mais aussi le vulcain et la belle-dame qui peuvent migrer vers le Sud en automne.
Cet étalement dans le temps a pour conséquence que la période du 20 juillet au 10 août s’avère la plus propice pour l’observation des papillons, toutes les espèces, à l’exception de l’aurore, étant alors théoriquement présentes.


Photo : Siebe Wiersma