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Le martinet noir par Micheline Lefèbvre - Article publié dans notre bulletin d’information n°297 du printemps 2013

L'ornithologue Didier Vangeluwe obtient le premier Prix annuel de Communication scientifique
L'ornithologue Didier Vangeluwe obtient le premier Prix annuel de Communication scientifique



"Devine, qui papillonne au jardin ?" -
Résultats de l'édition 2012 Plus de 1.300 personnes ont participé début août à notre opération de recensement des papillons. Nous les remercions chaleureusement ! Contrairement aux craintes liées à la météo maussade du printemps et du début de l’été, le nombre moyen de papillons par jardin n’est pas au plus bas. Certes, ce n’est pas glorieux, mais certaines espèces, comme le paon du jour, qui étaient peu abondantes l’an passé, sont bien présentes en 2012.
Retrouvez les résultats de l'édition 2012 : http://www.natagora.be/index.php?id=800


Statistiques de l'opération "Devine combien d'hirondelles sont nos voisines"
http://www.natagora.be/index.php?id=796


Le Faucon pèlerin", article paru dans le Birds Bay News.

Etude du déclin soudain du hëtre - mai 2012 ( pdf )

"Devine, qui vient manger chez nous aujourd’hui ?" - Les résultats de l'édition des 4 et 5 février 2012 
Les résultats du recensement montrent que la présence des oiseaux dans les jardins reflète bien plus la douceur globale de l'hiver que le froid sibérien qui nous a tous marqué durant quinze jours. La vague de froid n'aura donc pas poussé en masse les oiseaux à se réfugier dans nos jardins... 
Lire la suite... http://www.natagora.be/index.php?id=791


"L'Atlas de la Flore de la Région de Bruxelles-Capitale reçoit le prix Van Rompaey ! - septembre 2010" ( pdf )

Forêt de Soignes, une halte sur la ligne ferroviaire du Luxembourg; souvenirs de Jacqueline SCHOKAERT ( pdf )


Les adaptations des oiseaux pour supporter le froid ( pdf ) 

Le rôle du coucher et du lever du soleil dans l'orientation des oiseaux

Les biologistes savaient depuis des dizaines d'années que les oiseaux migrateurs utilisaient les astres et le champ magnétique terrestre pour se diriger au-dessus des continents et des océans. Mais les chercheurs du Virginia Tech de Blacksburg et de l'université de Lund en Suède affirment, après des expériences sur des Bruants des prés (Passerculus sandwichensis) en Alaska, que les oiseaux utilisent la lumière polarisée du lever et du coucher du soleil pour périodiquement recalibrer leur compas magnétique.
Les Bruants des prés migrent de l'Alaska vers la Californie à chaque automne. Rachel Muheim, biologiste au Virginia tech, les a utilisés comme sujet d'étude parce qu'ils sont abondants, faciles à garder en captivité, qu'ils ont déjà été étudiés dans le passé et que, comme la plupart des oiseaux, ils migrent de nuit pour éviter les prédateurs. L'étude a été menée dans le cadre d'une expédition polaire suédoise.
Les étoiles et le soleil aident les oiseaux à se diriger, mais les nuages peuvent les cacher et des changements de latitude peuvent altérer le champ magnétique, nécessitant un recalibrage. Les rayons de lumière naturelle vibrent dans différentes directions, mais les rayons de la lumière polarisée vibrent dans une seule direction, ce qui d'ailleurs nous les rend difficiles à voir. Les oiseaux qui migrent de nuit les utilisent au moment du lever et du coucher du soleil, quand les rayons sont les plus visibles.
Dans son étude, Rachel Muheim a capturé 50 oiseaux et a calibré leur compas interne en plaçant des filtres de lumière polarisée au-dessus de leurs cages pendant une heure au lever ou au coucher du soleil. Les filtres permettaient aux oiseaux de voir la lumière du soleil et le ciel, mais ils modifiaient la direction des rayons, leur faisant croire que la lumière venait d'une direction différente. Les chercheurs en ont déduit qu'en déviant la lumière polarisée, ils
ont altéré ou recalibré le compas magnétique des oiseaux; ainsi, quand ces derniers ont été relâchés, ils ont essayé de voler dans la direction de la lumière polarisé filtrée. 

Muheim précise : "nous les avons soumis à une lumière polarisée pendant seulement une heure, et ce petit laps de temps a été suffisant pour recalibrer leur compas". Pour la chercheuse, les conclusions de l'étude, rapportées en août dans le journal Science, ne peuvent probablement pas s'appliquer à tous les oiseaux, mais sûrement au moins aux oiseaux chanteurs migrateurs. Les chercheurs savaient depuis le début des années 90 que certains oiseaux utilisaient la lumière polarisée comme outil pour calibrer leur compas magnétique interne. Mais les études précédentes étaient restées sans réponse pour déterminer quand le calibrage avait lieu, et elles présentaient des résultats contradictoires concernant la prédominance du champ magnétique terrestre ou de la position du soleil et des étoiles dans l'orientation. L'étude présentée dans Science précise ainsi que le calibrage s'effectue au coucher et au lever du soleil, et que ces moments de la journée sont donc cruciaux pour aider les oiseaux à s'orienter.


Comment les migrateurs s’orientent-ils la nuit ?

En 2005 des neurobiologistes ont découvert une zone spécialisée dans la vision nocturne, dans le cerveau des oiseaux chanteurs migrant la nuit. Les chercheurs estiment que cette région pourrait permettre aux oiseaux de se diriger avec les étoiles et de "voir" le champ magnétique terrestre grâce à des molécules photoréceptrices dont la sensibilité est modulée par l'intensité du champ. Pour migrer avec succès sur des milliers de kilomètres dans l'obscurité, certaines espèces doivent voir où elles volent. Des découvertes récentes ont démontré que leur système de vision possédait des molécules spécialisées ayant pour fonction de transformer l'information magnétique en données visuelles. Jarvis et Mouritsen ont ainsi supposé qu'une zone de leur cerveau devait servir à effectuer ce traitement. Dans leur étude, ils ont étudié deux espèces migrant de nuit, la Fauvette des jardins (Sylvia borin) et le Merle noir (Turdus merula), et ont comparé les résultats à ceux de deux oiseaux chanteurs sédentaires, le Diamant mandarin (Taeniopygia guttata) et le Serin domestique (Serinus sp.)
En utilisant une cage cylindrique transparente, les chercheurs ont tout d'abord accoutumé les oiseaux à un éclairage équivalent à celui d'un clair de lune. Ils ont ensuite attendu que les oiseaux soient totalement calmes pour que leur activité cérébrale liée au mouvement disparaisse. Les cerveaux ont été alors rapidement prélevés et leur structure étudiée à la recherche de l'expression de deux gènes appelés ZENK et le c-fos, qui sont révélateurs de l'activité d'une région particulière. Les biologistes ont constaté que les espèces migrant la nuit montraient une forte activité dans un faisceau de cellules situé à proximité du secteur de la vision. Ce faisceau, appelé cluster N, n'était pas actif en journée. En outre, chez les oiseaux sédentaires, le cluster N ne présentait pas d'activité sensible, même lorsqu'ils étaient éclairés par la lumière d'un clair de lune. Pour déterminer si ce cluster jouait réellement un rôle dans la vision nocturne, les chercheurs ont couvert les yeux des espèces chanteuses migrant de nuit. Ils ont noté que cela réduisait nettement l'activité des gènes ZENK et c-fos.
Pour Jarvis, ce résultat confirme que les oiseaux migrant la nuit possèdent une région de leur cerveau jouant un rôle dans la vision nocturne. Les chercheurs suspectent que cette région pourrait être impliquée dans le traitement et l'intégration des informations issues du champ magnétique terrestre et de la vision des étoiles; elle serait ainsi à l'origine des remarquables capacités de navigation nocturne de certains migrateurs. Jarvis, Mouritsen et leurs collègues projettent d'approfondir leurs études sur le sujet.

Quelques aménagements en faveur des abeilles solitaires au jardin...


Vacances d'hiver


Faucon pèlerin, article paru dans la magazine Aves Natagora


" Birds Bay prend un nouvel envol "