Comment soigner et protéger les oiseaux & les animaux sauvages blessés ?

Que faire d'un oisillon tombé du nid ?
Le nourrissage des oiseaux en hiver. Pourquoi ? Comment ?
Comment faut-il nourrir les oiseaux en hiver ?
Quand faut-il nourrir les oiseaux ?
Reportage Télé Bruxelles sur le nourrissage des oiseaux en hiver (émission du 5 janvier 2010) - voir la vidéo sur la page en cliquant sous la vidéo, sur la séquence "Froid : survie des oiseaux" (11'52'')
Quelles graines pour quels oiseaux ? Quelques conseils utiles.
Nourrir les oiseaux (site de Gaston Gast)
Botulisme...
J'ai trouvé un animal sauvage ou un oiseau blessé. Que faire ?
Que faire d'un oisillon tombé du nid ?

Vous avez trouvé un jeune oiseau (tombé du nid)...

Communiqué de presse LRBPO du 6 mai 2008

Le nourrissage des oiseaux en hiver. Pourquoi ? Comment ?

Ils passent l'hiver dehors !
Nous vous invitons toutes et tous à être particulièrement actifs en matière de nourrissage hivernal des oiseaux sauvages.

"Le Rouge-gorge" & "Nourrir les oiseaux ?" - Regards Nature, La Libre, 25 janvier 2010

“ Donnez leur un peu d’eau à boire” - Article paru dans La Capitale – Jeudi 8 janvier 2009 - Oiseaux

Les hivers rigoureux sont une des principales causes de mortalité naturelles chez les oiseaux. Beaucoup de bonnes volontés se rappellent alors l’existence de nos amis à plumes et les aident comme ils peuvent à passer ce cap difficile. Ont-ils tort ?
Ont-ils raison ? Les oiseaux n’ont évidemment pas attendu l’homme pour pouvoir survivre à des hivers rigoureux. Qui plus est, cette saison joue également un rôle de sélection naturelle des individus au sein des populations. Alors, pourquoi les nourrir ?

Il faut savoir que nos milieux se sont terriblement appauvris au fil du temps. Que les paysages, fortement banalisés, surtout en milieu périurbain ne leur offrent plus une nourriture variée et abondante. Que celle encore disponible est parfois empoisonnée par les diverses activités humaines. Alors, ne leur devons-nous pas un petit coup de pouce ? Et puis avouons-le, c’est aussi pour
notre plaisir !


L’impact global du nourrissage sur les populations d’oiseaux est difficile à évaluer. Les observations conduisent parfois à des conclusions contradictoires. Il est en tout cas sûr que seules certaines espèces en bénéficient et ce ne sont pas les plus menacées. Nous conseillons donc d’aider les oiseaux des jardins pendant la mauvaise saison, en hiver, lorsque les ressources habituelles de nourriture se font rares ou sont rendues inaccessibles sous une épaisse couche de neige.

Comment bien nourrir les oiseaux ? Seulement par grands froids !

Apprenons à observer la nature. Elle donne le signal quand disparaissent les insectes et débutent des périodes de gel prolongé, de neige persistante ou de pluies incessantes. La régularité dans le nourrissage est capitale. Il est impératif de ne pas interrompre le nourrissage pendant les périodes de grand froid car les oiseaux ayant pris l’habitude de s’approvisionner aux mangeoires, risquent de ne pas disposer d’assez de réserves leur permettant de trouver une autre source de nourriture. Ce ravitaillement sera seulement supprimé à l’approche du printemps. Lorsque débute la saison de reproduction (d'avril à septembre), la nourriture redevient abondante et de bien meilleure qualité nutritive pour les oisillons qui sont alors nourris essentiellement d’insectes. Laissons alors les oiseaux insectivores jouer efficacement leur rôle d’insecticide naturel.

Les 11 règles d’un bon nourrissage :
1. Nourrissez pendant les grands froids, les jours de neige ou de pluies incessantes.
2. Disposez de la nourriture matin et soir.
3. Changez régulièrement l’eau des abreuvoirs et n’y ajouter aucun additif.
4. Nettoyez régulièrement les mangeoires.
5. Protégez les graines de l’humidité et de la pluie.
6. Ne donnez pas d’aliments salés.
7. Placez la mangeoire et les aliments hors de portée des prédateurs.
8. Surtout, n’arrêtez jamais en plein froid un nourrissage commencé, les oiseaux devenus dépendants seraient condamnés !
9. Offrez des aliments variés à plusieurs endroits.
10. Ne donnez pas de trop grandes quantités à la fois
11. Ne proposez jamais d’aliments moisis ou avariés.

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Comment faut-il nourrir les oiseaux en hiver ?
Nous venons de voir que chaque espèce est tributaire d'une nourriture et que toutes ne la recherchent pas nécessairement au sol, certaines étant plus arboricoles que d'autres. Il faut donc nourrir de façon variée en divers endroits, les uns plus éloignés que les autres, suivant le degré de témérité de l'oiseau qui se rapproche de nos habitations. Le Pigeon ramier (de nos campagnes) sera donc nourri à la plus grande distance (de fuite) que la Mésange charbonnière ou le Rougegorge qui ont l'art de nous interroger sur
nos intentions jusqu'au seuil de nos portes.
Disposez des graines (sauvages) sous un arbre ou un arbrisseau, pour les tourterelles par exemple, est préférable au nourrissage au beau milieu d'une pelouse.
Même si la mangeoire est visitée par de nombreuses espèces, cette méthode n'est pas universelle: n'oubliez pas de prendre des 'boules à mésanges', des distributeurs automatiques, des bardes de lard non salé et autres friandises
à divers endroits de votre jardin.
Variez les emplacements de nourrissage au sol, ne mélangez pas diverses sortes de nourriture présentées 'en tas' (cacahuètes ou arachides moulues avec des graines par exemple) dans les mangeoire.
Ne donnez que des produits de qualité et éviter ainsi les moisissures ou la contamination des aliments
par déjections, afin d'écarter les épidémies (les Verdiers et les Tourterelles turques sont très sensibles à la consommation d'aliments pollués de la sorte).
Placez votre mangeoire à bonne distance d'une verrière ou de la porte vitrée de votre salon, afin d'éviter les accidents de collision provoqués par l'envol subit des oiseaux à l'approche d'un Epervier. Par contre, donnez à vos oiseaux toute possibilité de refuge vers des buissons tout proche où ils pourront s'abriter en cas de danger.

Et si vous avez des chats, faites de sorte que les oiseaux puissent toujours être avertis de leur présence: il est inutile de vouloir nourrir les oiseaux si vous avez plusieurs minous 'chasseurs' S en liberté à l'extérieur.

Prodiguez la nourriture en petite quantité raisonnable suivant le nombre de vos hôtes: ce n'est pas en nourrissant d'abondance, dès le départ, que vous plus de visiteurs ailés! Mais distribuez celle-ci à heure fixe et régulièrement de préférence tôt le matin, puis une seconde fois si nécessaire en début d'après-midi afin d'éviter le gaspillage et la
contamination.

Si vous avez le temps et si vous possédez (un peu) l'art culinaire, voici une petite recette pour la fabrication d'un mélange idéal à placer dans un 'pot-de-fleur-nourrissoir'. Vous malaxez et chauffez un mélange fait de
graisse à frites, d'huile végétale, d'arachide, d'avoine concassée, de tournesols, de petites graines sauvages et de pâtée pour oiseaux insectivores; vous transvasez dans de petits pots-de-fleurs, munis d'un bâton-perchoir passé par le trou du récipient et vous laissez refroidir le tout avant de pendre dans votre jardin ce menu à la carte.

Quelles graines pour quels oiseaux ? Quelques conseils utiles.

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Nourrir les oiseaux (site de Gaston Gast)
Quand faut-il nourrir les oiseaux ?    

Même dans notre petit pays, le moment de songer au nourrissage peut dépendre
des régions où nous vivons et des conditions climatiques locales. En règle
générale, le mois de novembre est tout indiqué pour sortir la mangeoire de
la remise et de se préoccuper de l'achat de graines et d'autres "gadgets"
devenus classiques. D'ailleurs, le va-et-vient des oiseaux nous indique,
mieux que ne le ferait le baromètre, quand il faudra commencer et terminer
(graduellement) le nourrissage.

Une petite exception cependant : les Tourterelles turques, car elles sont
dépendantes de l'homme tout au long de l'année et apprécient donc toujours
le "petit supplément journalier". Sans oublier les oiseaux de nos parcs,
quand les autorités communales omettent leurs responsabilités pour s'en
remettre exclusivement à la générosité du public.

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Site LRBPO.

Rouge-gorge.
Botulisme...
La bactérie: ennemie invisible
Le botulisme est une intoxication alimentaire causée par une bactérie anaérobe (cad se développant dans les milieux pauvres en oxygène), Clostridium botulinum, qui produit une toxine qui entraîne la mort par paralysie. La maladie se propage entre autres par l’intermédiaire de la nourriture contaminée par cette toxine.
Les oiseaux contaminés ont des difficultés à se mouvoir et présentent une paralysie progressive des pattes, des ailes et du cou. La mort survient rapidement ensuite par paralysie du système respiratoire ou noyade des oiseaux. La décomposition des dépouilles d'oiseaux ayant été contaminés par la toxine provoque ensuite une contamination en chaîne, notamment des oiseaux qui s'alimentent d'asticots qui se développent sur les cadavres (mouches à viande) ou des charognes elles-même. Un seul asticot contient assez de cette toxine pour provoquer la mort d'un canard colvert.
Que faire contre le botulisme ?
Les animaux morts doivent être acheminés par les autorités ou associations compétentes vers un centre crématoire où ils seront incinérés. Lorsqu’ils sont encore vivants, ils doivent être évacués rapidement vers des centres de revalidation (CROH, CREAVES) où ils recevront des soins adaptés, notamment un sérum de l’Institut Pasteur.
On peut aussi agir préventivement ou curativement sur le milieu en l’aérant. La projection d'eau fraîche à l'aide de puissantes pompes ou de fontaines permet d’augmenter le taux d'oxygénation de l'eau du site contaminé. La pollution généralisée des eaux de surface, notamment par les phosphates et les nitrates, favorise également le développement de la bactérie et l’apparition de la maladie. Il est donc nécessaire de limiter au maximum tout apport de ces polluants dans le milieu.

Que peut faire monsieur et madame tout le monde ?
Le problème principal dans les villes, c’est le nourrissage des oiseaux d’eau. Il faut éviter, surtout en été, de donner du pain et d’autres nourritures qui, jetés dans l’eau, fermentent et favorisent le développement de la bactérie et donc la contamination des aliments. Ce faisant, vous contribuez aussi à limiter les populations de rats et tous les problèmes sanitaires qui y sont liés.

En savoir plus :
www.protectiondesoiseaux.be
www.mb.ec.gc.ca
Brochure "Vivre en ville avec eux" de Bruxelles Environnement, disponible gratuitement en téléphonant au 02/775.75.75

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J'ai trouvé un animal sauvage ou un oiseau blessé. Que faire ?


Vous trouvez un animal sauvage ou un oiseau blessé, que faire ?

Les quelques conseils qui suivent vous permettront de lui donner LES PREMIERS SOINS :

  • Observez son comportement. A-t-il réellement besoin d'être secouru ? Attention aux jeunes en apparence abandonnés, mais qui sont encore suivis par leur parents.
    Les jeunes oiseaux peuvent être pris en main sans aucun problème et remis au nid quand cela est possible.
    Dans le cas d'un jeune mammifère sauvage, s'il est indispensable de le toucher, se frotter d'abord les mains dans du thym ou de la terre.
    Enfermez votre protégé de préférence dans une boîte en carton. Gardez le dans un local clos, sombre et aéré . Evitez toute manipulation inutile.
    _____________________________________________
  • Il est important de pouvoir déterminer correctement son espèce, car son régime alimentaire en dépendra.
    Le lait consommé généralement par l'humain ne convient pas pour les mammifères sauvages, et encore moins pour les oiseaux.
    La pâtée pour chat est appréciée de bien des animaux, ainsi que le jaune d'oeuf, la viande de boeuf, les vers de farine, les fruits...
    Les granivores recevront des graines qui leur sont appropriées.
    _____________________________________________
  • En cas de fracture, afin de ne pas en aggraver l'état, le membre blessé doit être maintenu.
    Immobilisez sommairement une aile fracturée en la tenant en position naturelle à l'aide de papier collant (le sparadrap est indécollable sur les plumes).
    Le succès de la consolidation sera d'autant plus grand que l'intervention aura lieu sur une fracture récente.

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  • Si un oiseau est mazouté, il faut en priorité l'empêcher d'avaler du mazout en se lissant les plumes. Pour cela, on emballe son corps dans un morceau de tissu, en laissant juste dépasser sa tête .
    S'il ne peut être rapidement acheminé vers un centre de revalidation, il faudra le laver dans un bain à +/-40° additionné de détergent vaisselle qui sera renouvelé jusqu'à ce que l'eau soit claire, et suivi de nombreux rinçages. Il sera gardé au chaud jusqu'à séchage complet.
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  • Si vous trouvez un héron, méfiez-vous particulièrement de son bec. Maintenez lui la base de la tête, pour qu'il ne puisse vous atteindre
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  • Pour saisir un oiseau de proie, protégez toujours vos mains. Couvrez lui la tête, il se débattra moins. Prenez garde aux serres !
  • Ne forcez jamais un rapace à boire, il avalerait de travers.
    Donnez lui provisoirement de la viande coupée en forme de bâtonnets, préalablement trempée dans de l'eau
TOUS LES RAPACES SONT INTEGRALEMENT PROTEGES PAR LA LOI, leur détention est illégale.

En ce qui concerne les jeunes oiseaux de proie duveteux que l'on trouve parfois au printemps, deux cas se présentent :
- RAPACES NOCTURNES : chouettes, hiboux aux pattes emplumées jusqu'aux ongles, aux yeux de face : leur sortie précoce est naturelle. Les parents ne sont pas loin. Les percher s'ils sont par terre dans un lieu boisé.
- RAPACES DIURNES : aux doigts jamais emplumés et aux yeux de côté, si le nid est accessible, remettre le poussin auprès de ses frères et s'éclipser. Dans le cas contraire, le faire parvenir dans un centre de revalidation.


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