Ornitho News |
Une récente étude situerait le compas magnétique
dans l'oeil (octobre 2009)
Nouvel
Atlas des oiseaux nicheurs de Bruxelles (janvier 2008)
Une
nouvelle espèce d’oiseau niche en Région wallonne ! (juillet
2007)
Travaux d'assainissement de l'étang du Leybeek à
Watermael-Boitsfort (novembre 2006)
Quand la Commission européenne
donne des noms d’oiseaux … (octobre 2006)
Pourquoi les migrateurs disparaissent-ils ? (juin 2006)
Visite royale au Domaine des Silex le 4 mars 06
Des jaseurs boréaux sont arrivés en Belgique (mars 2005)
Une récente étude situerait
le compas magnétique dans l'oeil
Une nouvelle étude parue le 29 octobre
dernier dans la revue Nature co-écrite par Henrik Mouritsen confirmerait
que le compas magnétique des oiseaux serait principalement situé
dans leurs yeux et non pas dans leur bec. Chez le Rougegorge familier en particulier,
sujet de l'étude, c'est le centre de la vision du cerveau et les cellules
sensitives des yeux qui permettraient à l'oiseau de détecter où
est le Nord et de savoir dans quelle direction migrer, et non pas les cellules
magnétiques du bec.
La lumière atteindrait les cryptochromes, produisant une paire de radicaux
libres réagissant avec les électrons dépareillés.
Ces électrons ont une propriété rotative appelée
spin qui pourrait être sensible au champ magnétique. Les signaux
émis par les radicaux libres se transféreraient alors aux cellules
nerveuses du cluster N, indiquant où est le Nord.
Pour localiser l'emplacement du compas magnétique, Mouritsen et ses collègues
ont capturé 36 Rougegorges familiers migrateurs et se sont assurés
d'abord qu'ils pouvaient s'orienter correctement sous l'influence de champs
magnétiques naturels et induits. Les chercheurs ont ensuite procédé
à des interventions chirurgicales pour inactiver l'un des deux systèmes
(dans le bec ou dans les yeux): l'équipe a soit coupé le nerf
qui connecte les cellules du bec au cerveau, soit endommagé les cellules
du cluster N qui reçoit les faibles signaux émis par les cellules
dans l'œil.
Les oiseaux dont le nerf trigéminal (reliant le bec au cerveau) avait
été sectionné s'orientaient toujours parfaitement. Les
cellules du bec ne semblent ainsi pas importantes pour la détection du
champ magnétique.
Mais les oiseaux avec un cluster N endommagé ne pouvaient plus détecter
le champ magnétique et donc s'orienter. Ces oiseaux ne réussissaient
plus à détecter les champs magnétiques naturels et artificiels.
Cette nouvelle étude confirme donc que le nerf trigéminal n'est
pas impliqué dans l'orientation magnétique. Mouritsen pense que
les cellules du bec pourraient jouer un rôle différent par rapport
au champ magnétique, comme la détection de changements mineurs
de son intensité le long d'un axe Nord-Sud.
Nouvel Atlas des oiseaux
nicheurs de Bruxelles (Janvier 2008).
Le Nouvel Atlas des oiseaux nicheurs de Bruxelles (2000-2004) est disponible. Un premier Atlas régional avait été réalisé entre 1989 et 1991 et publié par la société d’études ornithologiques Aves en 1995. L’avifaune des 19 communes a cependant fortement évolué depuis cette période, le programme de surveillance de l’Etat de l’Environnement, mis sur pied par Bruxelles Environnement-IBGE depuis 1992, ayant notamment mis en évidence des déclins marqués, des progressions et même l’apparition de nouvelles espèces.
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![]() Carte de répartition de la Mésange bleue |
Au total, 103 espèces ont niché ou se sont cantonnées en Région bruxelloise entre 2000 et 2004; la preuve de la reproduction a été apportée pour 89 d’entre elles. 18 espèces n’ont vraisemblablement pas niché chaque année; parmi elles, 7 se sont éteintes en cours d’atlas ou étaient au seuil de l’extinction en fin de période. Les espèces introduites représentent par contre une part croissante de l’avifaune régionale (11 espèces nicheuses, soit 10,7% du total). En quelques décennies, l’avifaune
bruxelloise s’est considérablement modifiée tant en
termes de composition que d’abondances. Un nombre croissant d’espèces
indigènes n’occupe qu’une aire réduite et possède
des effectifs minimes. Dans l’ensemble, le nombre moyen d’espèces
nicheuses par km² s’est réduit significativement, passant
de 36,1 en 1989-1991 à 33,7 en 2000-2004. Cette diminution est
surtout sensible dans les quartiers périphériques soumis
entre autres à une forte pression d’urbanisation. Une perte
de diversité est apparente: le nombre d’espèces en
déclin dépasse désormais celui des espèces
en progression et 12 espèces encore nicheuses en 1989-1991 ont
disparu ou sont au seuil de l’extinction. Au total, une simplification
de l’avifaune se met en place dans une partie de la ville, avec
une prédominance d’opportunistes. La Liste rouge des espèces menacées compte 19 espèces, soit 24% des espèces nicheuses indigènes. De plus, 15 autres espèces sont des oiseaux rares (moins de 20 couples) à valeur patrimoniale (Autour des palombes, Bondrée apivore, Faucon hobereau, etc.). En guise de mise en bouche, rappelons que parmi les nouvelles espèces bruxelloises figure le prestigieux Faucon pèlerin dont la première nidification a eu lieu en 2004 à la cathédrale des Sts-Michel et Gudule, les naissances suivantes ayant même fait l’objet de surveillance par caméra vidéo ! Autre nouvel habitant, mais exotique celui-là : la Perruche alexandre dont les premiers couples nicheurs ont été recensés à Jette en 2001 et qui poursuit son installation (41 couples en 2004). En ce qui concerne sa proche cousine, la Perruche à collier, l’Atlas estime sa population à quelque 800 couples nicheurs, désormais répartis sur l’ensemble de la Région même si l’espèce reste fortement implantée dans le nord-ouest. Cette augmentation est aussi perceptible par le biais de comptages entrepris aux dortoirs (depuis 1998 à celui d’Evere et 2004 à celui de Koekelberg) : on est passé de 2.200 à plus de 7.000 individus ! Anne Weiserbs et Jean Rommes |
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L'atlas des oiseaux nicheurs de Bruxelles (300 pages en quadrichromie, format A4) est mis en vente au prix de 29€ + éventuels frais d'envoi. Il peut être obtenu via la Librairie Aves (commandes en ligne sur www.aves.be/librairie, infos: librairie@aves.be, 04/250.95.90). Il est également disponible à
la boutique AVES de Bruxelles : rue Marie-Thérèse 87 à
1210 Bruxelles (près de la place Madou) - 02/280.64.23 - du mercredi
au vendredi de 12h30 à 17h et le samedi de 13h30 à 17h. |
Une nouvelle
espèce d’oiseau niche en Région wallonne !
Un couple de sterne pierregarin a niché à
l’Aquascope Virelles.
La réserve naturelle
de l’étang de Virelles a été choisie par un
couple de Sterne pierregarin pour nicher pour la première fois
en Wallonie. |
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Travaux d'assainissement de l'étang du Leybeek à Watermael-Boitsfort
Suite aux vagues de chaleur de cet été, l'étang du Leybeek
a souffert d'un développement anormal de cyanobactéries (algues
bleues), qui ont causé une importante mortalité des poissons de
l'étang.
Dans un premier temps, et afin d’éviter tout risque pour la santé
humaine ainsi que pour celle des animaux domestiques, le site a été
interdit au public et le renouvellement partiel de l'eau de l'étang a
été entrepris par les équipes de Bruxelles Environnement
(IBGE).
Dans un deuxième temps, les deux plans d'eau constituant l'étang
du Leybeek ont été mis en assec hivernal en vue de permettre l'oxygénation
des vases ainsi que le rétablissement d'un bon équilibre écologique
des eaux. Cette opération a débuté le 20 septembre dernier
par l'enlèvement progressif des planches du moine de vidange aval, afin
de permettre l'évacuation des eaux vers le collecteur de la Woluwe. Le
poisson encore présent dans l'étang a été évacué
par une firme spécialisée en pisciculture.
Une opération de nettoyage des encombrants mis à découverts
par suite de la mise à sec de l’étang ainsi que la vérification
du système de drainage des pelouses avoisinantes sont également
prévus. La mise à sec de l’étang est prévue
pour une période allant jusqu'à fin février 2007, au plus
tard. Cette opération permettra une aération prolongée
des vases au contact de l’air ainsi qu’une minéralisation
des matières en ce compris les reliquats d’algues.
Source: www.ibgebim.be
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Quand la Commission européenne donne des noms d’oiseaux …
(…) La Commission européenne a haussé le ton face à
plusieurs pays de l’Union.
L’exécutif européen a annoncé qu’il allait
entamer des procédures contre quatre Etats membres (nouveaux) qui prennent
à la légère les études d’impact environnemental.
Trois autres initiatives méritent cependant qu’on s’y arrête
davantage.
1. La Commission a demandé à l’Irlande de se conformer à la loi communautaire et de finalement protéger le lagopède des saules, un oiseau sauvage qui «a besoin de bruyères pour s’alimenter et pour nicher, bruyères dont la disparition est principalement imputable au surpâturage». Or, Dublin ne fait rien pour régénérer la végétation de la zone de protection spéciale (ZPS) de l’Owenduff-Nephin Beg Complex, dans le comté de Mayo.
2. La Commission a lancé un premier avertissement écrit à la Finlande, qui n’a pas classé en ZPS les îles Nyhamn-Batskar, dans l’archipel d’Arland, alors qu’elles «constituent une aire d’hivernage importante pour l’eider de Steller, un oiseau sauvage menacé au niveau mondial». Helsinki a, de surcroît, autorisé la construction d’un parc d’éoliennes sur les îles.
3. La Commission a adressé un dernier avertissement écrit à l’Espagne au sujet de l’aménagement d’un ancien chemin rural reliant Villamanrique de la Condesa à El Rocio, en Andalousie. Le chemin va être transformé en «route à grande circulation» ce qui va mettre en péril «la survie de la faune sauvage de cette zone, en particulier celle du lynx pardelle». Or, explique l’exécutif européen, «le lynx pardelle est aujourd’hui l’espèce de félidés la plus menacée au monde».
Maroun Labaki, Le Soir, 14 octobre 2006
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Pourquoi les migrateurs disparaissent-ils ? (juin 2006)
Un mystère entoure le déclin
des oiseaux qui ont hiverné en Afrique et qui retournent en Europe à
chaque printemps. Les scientifiques craignent que cette chute soit un avertissement
de l'existence de graves problèmes écologiques.
Le changement de climat, la sécheresse et la désertification en
Afrique, l'usage massif de pesticides pourraient expliquer les déclins
des populations britanniques de Gobemouches gris de Traquets motteux, de Pouillots
siffleurs et de Tourterelles des bois, selon une étude de BirdLife menée
en Europe par la RSPB (BirdLife au Royaume-Uni).
Dans le même temps, des oiseaux tels que le Rollier d'Europe, le Busard
pâle et le Faucon crécerellette ont disparu de plusieurs sites
réguliers de nidification sur le continent. Tous trois sont maintenant
classifiés comme "globalement menacés ou proches de l'être".
Le Docteur Fiona Sanderson, biologiste à la RSPB et l'auteur principale
de l'étude, précise: "les choses sont inquiétantes,
le déclin de certaines espèces est plus grave que prévu.
Il y a quelque chose dans la biologie des migrateurs qui les rend vulnérables,
et leur déclin évoque ce que nous avons connu au cours de l'intensification
des cultures il y a 30 ans. Les migrateurs diminuent depuis plus de trois décennies,
mais l'étendue de leur diminution ne devient visible que maintenant".
L'étude montre que 54 % des 121 migrateurs "au long cours"
étudiés ont décliné ou se sont éteints dans
beaucoup de parties d'Europe depuis 1970. L'étude a également
comparé des migrateurs et des espèces sédentaires aux caractéristiques
similaires, et dans presque tous les cas, la situation du migrateur était
la plus mauvaise.
Le docteur Paul Donald, de la RSPB, coauteur de l'étude, ajoute: "ces
migrateurs sont extrêmement évolués et certaines espèces
ont des aires de répartition qui peuvent couvrir un quart de la surface
de la Terre. Pour que des espèces comme celles-ci soient si sévèrement
affectées, cela suppose que quelque chose de très grave est en
train de se passer quelque part, ce qui n'est pas une bonne nouvelle pour l'Homme
[…] ".
Les chercheurs vont maintenant examiner quatre théories pouvant expliquer
le déclin des oiseaux migrateurs:
- Le changement de climat: les températures de l'air changent, et des
printemps plus chauds entraînent une reproduction plus précoce
des insectes. Les oiseaux sédentaires peuvent ainsi mieux survivre lors
des hivers, et comme les insectes, ils s'adaptent plus rapidement aux changements
climatiques. Les migrateurs longue distance revenant d'Afrique ne peuvent pas
eux détecter l'augmentation des températures qui annonce un printemps
précoce en Europe, et arrivent parfois trop tard pour s'installer sur
les meilleurs sites de nidification et pour profiter pleinement de la surabondance
de nourriture dont dépend leurs jeunes.
- La sécheresse et l'agriculture au Sahel: le Sahel borde le Sahara méridional,
s'étendant depuis l'Océan Atlantique à l'ouest jusqu'à
la Corne de l'Afrique à l'est. Il couvre 1,6 milliards d'hectares et
s'étale sur 12 pays. La sécheresse à long terme et l'intensification
agricole, y compris l'usage répandu de pesticides et d'engrais, ont transformé
une bonne partie du Sahel en désert. Or cette région est la première
halte possible pour les migrateurs traversant le Sahara.
- La désertification: le Sahara est maintenant beaucoup plus vaste qu'il
ne l'était autrefois, notamment à cause de la sécheresse.
Or les oiseaux migrateurs doivent survoler ce désert en un seul vol pour
atteindre leurs quartiers d'hiver. Les oiseaux pourraient ainsi être incapables
de voler en une seule fois, et dans le cas où ils auraient réussi,
à aller plus au sud.
- Les pesticides: des quantités énormes de pesticides sont maintenant
utilisées pour détruire les criquets et protéger les récoltes
en Afrique, et elles peuvent être nocives aux oiseaux.
Toutefois, il est possible de mener un travail de conservation efficace pour
aider des migrateurs menacés. Par exemple, la RSPB travaille avec la
Ghana Wildlife Society (BirdLife au Ghana) pour diminuer le nombre de Sternes
de Dougall capturées. La population de l'espèce s'est ainsi maintenant
stabilisée après un déclin de 90% au Royaume-Uni entre
1969 et 1992. Et les populations de Cigognes blanches ont augmenté en
Europe de l'ouest suite aux succès des programmes de réintroduction
.
BirdLife et ses partenaires européens ont aussi lancé des campagnes
d'éducation auprès des enfants à travers toute l'Europe,
et recueillir plus de données sur la migration. L'initiative "Printemps
Vivant" permet aux observateurs de signaler leurs premières observations
en ligne à chaque début de saison, et il est ainsi possible de
produire des cartes illustrant la progression du printemps.
Source : www.birdlife.net - Juin 2006
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Visite royale au Domaine des Silex le 4 mars 06
Ce samedi 4 mars, vers 12h30,
observation d'un superbe adulte de Milan
royal survolant à faible hauteur le Domaine des Silex.
Cet oiseau, de passage, revient de son lieu
d'hivernage dans le sud de l'Europe (Espagne) et est peu courant en Belgique.
La population nicheuse belge est estimée
à moins d'une centaine de couples, principalement dans l'Est du pays.
Il s'agit de la première observation
du Milan royal au Domaine des Silex, ce qui porte à 146 le nombre d'espèces
observées sur place. Le terme « royal »
vient du mot « réel » pour « vrai »
Milan, à distinguer de l'autre milan, le noir. Un
article parlera plus longuement de cet oiseau dans notre prochain périodique.
(Voir aussi le dernier numéro (12)
du magazine « Natagora » de mars-avril).
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Des Jaseurs boréaux sont arrivés
en Belgique
Les très basses températures qui touchent le nord de l’Europe
ont entraîné chez nous cet oiseau rare qui niche dans la taïga
sibérienne. Il quitte ces lieux en automne pour hiverner plus au Sud
: en Suède, en Pologne, … et, parfois, en Belgique. Depuis quelques
jours, des individus sont observés dans les environs de Verviers, Spa
et Vielsalm. Ces passereaux huppés, friands de baies, ne sont pas habitués
à l’homme mais se laissent plus facilement approcher à cette
saison. (Mars 2005)
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