La COWB, la Commune de Watermael-Boitsfort et La Minute Sauvage ont le plaisir de vous convier à une projection du nouveau documentaire de Thomas Jean, photographe et vidéaste animalier !
En présence de son réalisateur, Thomas Jean.
Rendez-vous Maison Haute, place Antoine Gilson, ce mercredi 17 juin 2026 à 20h.
Pas de réservation – Participation libre et consciente

Res Nullius – un film de Thomas Jean à ne pas rater, et à soutenir
Avez-vous déjà croisé le regard d’un héron cendré ? À Bruxelles ? Avez-vous déjà vu un castor vous voir ? À Bruxelles ? Si pas, venez voir Res Nullius, le film de Thomas Jean, animateur de La Minute Sauvage. Ne ratez pas cette expérience. Thomas parvient
non seulement à rendre compte de la présence des vivants non-humains dans notre ville-région, mais aussi à rendre palpable le fait que nos colocataires terriens sont des êtres sentients. Ils agissent, interagissent, font des plans, échafaudent des stratégies, se disputent, ressentent des émotions, et manifestement ont une expérience subjective de leur vie.
Vous y croiserez les regards de plusieurs êtres, bien vivants. Qui s’appartiennent à eux-mêmes. Tous distincts. Chacun d’eux peut vous voir et chacun de ces regards – à condition que nous les voyons, ce que permet le film de Thomas – nous rappelle que nous humains ne sommes pas seuls ni sur cette planète ni dans « notre » ville.
On y croise aussi plusieurs vivants humains qui se demandent pourquoi et comment d’autres humains en sont arrivés à affirmer que pour que les humains puissent se loger, il faut qu’ils détruisent l’habitat de vivants non-humains. Pourquoi les politiques ont répété sans arrêt « qu’il ne faut pas opposer la nature au logement » et que par conséquent, il fallait construire sur la nature, c’est à dire la détruire.
Pour que Bruxelles reste habitable pour les humains et les non-humains, nous avons besoin de changer notre manière de voir les choses. Les humains peuvent se loger dignement, sans détruire ce qu’il reste d’espaces naturels. C’est même indispensable, parce que ces espaces sont les habitats des vivants non-humains. Ils sont comme nous partie intégrante de la nature.
Une espèce qui ne sait pas coexister avec les autres, qui oublie qu’elle dépend des autres, peut-elle survivre sur une planète où la vie EST coexistence et interdépendance ?